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lundi 19 septembre 2016

Femmes d'Aujourd'hui 6 octobre 1949

Un numéro du magazine d'après guerre " Femmes d'Aujourd'hui" daté du 6 octobre 1949. Tout l'intérêt de ce magazine réside dans les modèles proposés : un joli pull féminin à tricoter, ainsi que les patrons d'un chapeau et de deux soutiens gorge. Je vous conseille également de lire les compte-rendus de sorties cinéma. Bref, un magazine très riche :-)! Bonne lecture!


 Les chapeaux de saison à faire soi-même

 Le patron (taille réelle) du chapeau

Les patrons de deux soutien-gorges

dimanche 28 août 2016

L'art de la lingère 1771

Une trouvaille faite sur Gallica! Un traité de lingerie de la fin du XVIII° siècle par M. de Garsault : L'art de la lingère. Il s'agit d'un cours complet de "lingerie" tel qu'on l'entend au XVIII° siècle (c'est-à-dire sous vêtements féminins et masculins et linge de maison). 



Le livre présente donc les unités de mesure, qui ne sont pas encore unifiées à ce moment-là, mais aussi les différents types de toiles utilisables et leurs caractéristiques, les points de broderie pour le marquage du linge, les quantités de linge nécessaire pour constituer le trousseau d'une femme, d'un homme, d'un enfant ou d'un nourrisson (72 couches de toile!) à une époque ou le lavage du linge est saisonnier.

Le plus intéressant à mes yeux reste le descriptif précis pour la coupe des différents éléments du costume (béguin, fichu, bonnet...).


Bref, un document passionnant d'un point de vue historique et très utile aux reconstitutrices qui souhaitent rester le plus historiques possible.

Et comme un bonheur n'arrive jamais seul : les dernières pages du livre sont des planches de patrons pour coudre des chemises de corps ^_^!





jeudi 14 mai 2015

Nouveauté 17 mars 1940

Changeons un peu de période avec ce magazine de modes paru durant la guerre ; ce numéro est spécifiquement consacré à la lingerie! Ce n'est pas parce qu'on est en guerre qu'on ne doit pas être belle et soignée... Pas de patrons, mais un modèle de blouse à crocheter.


 La blouse à crocheter...

 Et les explications pour la crocheter!

Bonne lecture!

mardi 2 juillet 2013

La Femme chez Elle juillet 1911

Il est de saison! Il est beau! 



Avec de la cuisine estivale (beignets d'aubergines, soufflé aux framboises, confitures et sirop), de la mode d'été (notamment une page consacrée à la lingerie et une autre à la confection des chapeaux), un article sur la pyrogravure, de jolis modèles de broderie pour linge, un article sur la dentelle aux fuseaux et une proposition d'aménagement moderne pour un cabinet de toilette!




mercredi 26 juin 2013

Le gant selon la baronne Staffe


"La main doit être à l'aise dans le gant, sous peine d'y paraître courte et ramassée. Les doigts du gants seront aussi longs que les doigts de la main.
Les gants trop justes ne durent pas, ce qui est une considération économique : l'élégance vraie et la coquetterie bien entendue sont toujours d'accord avec la raison.
Les gants de chevreau font un usage bien meilleur et bien plus long, si on sait les mettre pour la première fois. "C'est tout une science," dit une femme charmante. Il faut avoir les mains parfaitement nettes, sèches et fraîches. Ne mettez jamais des gants quand vos mains sont humides ou trop chaudes. Pour la moiteur, il y a un moyen (indiqué plus haut (1) ) de la faire disparaître.
Enfoncez d'abord les quatre doigts, laissant le pouce en dehors et le poignet du gant retourné sur la main. Quand les doigts sont entrés entièrement, grâce à des mouvements de l'autre main, introduisez le pouce avec le plus grand soin, en appuyant le coude sur le genou. Ensuite rabattez le poignet du gant et boutonnez le second bouton, continuant ainsi jusqu'au bout. Revenez ensuite au premier bouton, vous verrez comme il se boutonnera facilement, sans craquer le chevreau, ce qui arrive si souvent quand on commence par le premier bouton. En outre, la boutonnière ne s'élargira pas, ce qui est de grande importance, si on veut être bien ganté jusqu'au dernier jour du gant.
Ne retirez jamais vos gants par l'extrémité des doigts, mais par le poignet. Ils se trouvent alors à l'envers, ce qui est excellent pour leur laisser évaporer l'humidité que la main a pu leur communiquer. Quand ils sont secs, on les remet à l'endroit, comme dit la vieille chanson de saint Eloi. -- Les gants qu'on n'a pas eu la précaution de faire sécher se rétrécissent et se remettent difficilement. Le chevreau craque au moindre effort, ce sont des gants perdus.
Les gants ne doivent pas être roulés l'un dans l'autre. Il faut les étendre, de toute leur longueur, dans la boîte ou le sachet parfumé. Les gants clairs sont couchés entre deux pièces de flanelle blanche pour les préserver du contact des gants sombres, qui pourraient déteindre sur eux.
On répare bien les gants de chevreau noirs en mélangeant quelques gouttes de bonne encre noire dans une cuillère à thé d'huile d'olive. On applique à l'aide d'une plume ; on fait sécher au soleil. -- Les gants clairs se nettoient avec de la farine, s'ils ne sont que légèrement souillés. S'ils sont plus fortement salis, employez de la neufaline, même pour le gant de Suède.
Lorsque vous achetez des gants, examinez bien les coutures. Si le fil tiré a formé des places blanches, n'acceptez pas ces gants dont le chevreau se déchirerait aisément, qui ne feraient pas d'usage et vous ganteraient mal.
Les gants de soie et de laine sont beaucoup plus chauds que les gants de peau. Pour les jours d'hiver trop rigoureux, on portera des gants fourrés ou des gants de laine par-dessus les gants de chevreau ou de Suède."

(1) : voici la recette en question : " Pour donner aux mains la sécheresse convenable, on en frottera l'intérieur, plusieurs fois par jour, avec un linge imbibé de la préparation suivante : 70g d'eau de Cologne, 15g de teinture de belladone".

(2) : la neufaline est un produit de nettoyage dont je ne connais pas la recette mais que j'assimile à nos nettoyants avant lavage. Voilà l'image d'un flacon de neufaline, trouvé sur le blog de Poudrée  masquée.

samedi 13 avril 2013

Le corset selon la baronne Staffe

Extrait du Cabinet de Toilette (1891), chapitre consacré aux Dessous de la toilette :

  • Le Corset et ses Détracteurs :
Le corset a un très grand nombre de détracteurs du côté masculin de l'humanité.

Les uns disent qu'il déforme la taille de la femme, d'autres qu'il détruit la santé.

Regardez les statues antiques, s'écrient-ils, ces chefs-d’œuvre qui représentent le corps humain dans sa beauté vraie, tel qu'il est sorti des mains de la nature. Les Vénus ont elles une ceinture étroite comme la femme moderne? Non, non, cette structure divine n'a été réduite par aucune gêne, aucune contrainte, elle s'est librement développée, épanouie, la déesse peut enfanter, transmettre à ses fils la force et la santé. 

Charles X, qui se rappelait le long corselet de guêpe de Marie-Antoinette, était un ennemi féroce du corset.

Un savant de mes amis assure que, le corset ayant aplati nos côtes - qui, en  bonne ostéologie doivent être courbes - le squelette féminin, considérablement altéré, fera songer, dans des milliers d'années, ceux qui fouilleront nos tombeaux.

Le médecin génevois Tronchin attribua au corset la plupart des maladies des femmes de son temps, et, pour atténuer le mal, il fit adopter les robes à pli Watteau, sous lesquelles on pouvait délacer un peu l'horrible instrument de torture inventé par une coquetterie inintelligente.

Que de maris citent encore à leurs femmes l'exemple de Mme Tallien qui dédaigna, toute sa vie, d'enserrer sa jolie taille dans une prison de baleines et de satin et fut considérée, malgré cela ou pour cela, comme la femme la plus séduisante de son  époque.
  • Les bons côtés du corset :
 Les détracteurs du corset ont raison de blâmer les sottes qui déforment effectivement leurs corps et détruisent leur santé pour obtenir une diminution d'un centimètre sur le tour de taille ; avantage infinitésimal, surtout quand on pense de quel prix on le paie : compression des organes essentiels, gêne de la respiration, congestion du visage, rétrécissement des hanches. (Il y a des femmes qui vont jusqu'à mettre leur maternité en péril.)

Mais si le corset n'est considéré par la femme que comme le soutien de son buste frêle, il devient utile, au contraire. On a su, alors, lui donner assez d'élasticité et de flexibilité pour assurer le bien-être de celle qui le porte et laisser toute liberté, c'est-à-dire toute grâce à ses mouvements. La taille ondule, se balance comme un roseau s'incline sous le vent, et ne nous afflige plus une raideur rappelant celle du chevalier bardé d'acier.

Le corset est absolument nécessaire aux femmes très fortes. Il contient l'excès d'opulence de leur corsage, sans lui pas de correction possible dans la toilette d'une grosse femme. Elle ne paraîtra pas habillée ; ce qui est plus grave, elle aura l'air d'être débraillée.

Le corset supporte les jupes qui pèseraient trop lourdement sur la ceinture ; sans son secours une femme maigre ou seulement très mince ne peut, non plus, avoir bonne tenue. Il y a quelque chose de déhanché dans tout son aspect, au moindre de ses mouvements.

Le corset a encore un autre bon côté. il sert d'appui à la gorge dont les fibres se distendraient et qui tomberait bien trop bas, si cette espèce de tuteur ne la maintenait pas à la place qu'elle doit occuper et ne lui conservait, par suite, cette forme qui "servait à prendre l'empreinte de la coupe de l'autel".
  • Comment on doit comprendre le corset :
Le corset ne devrait être baleiné que dans le dos et sur le devant... à moins que celle à qui il est destiné n'eût perdu les justes proportions, car, dans ce cas, il faut aussi maintenir les côtés.

Le coutil est une étoffe trop rigide, à mon gré, pour y tailler le corset. Le satin, même le satin de coton est préférable, puisque nous ne voulons pas une armure ; mais ce qui conviendrait le mieux, c'est une peau de daim. Je parle toujours pour les femmes dépourvues d'un embonpoint trop accentué.

On en viendra sans doute, à ce point de perfection, il y a déjà des corsets de tulle grec pour l'été ; des corsets s'élargissant à volonté, suivant le jeu de la respiration, grâce aux élastiques dont ils sont pourvus : ils sont destinés aux femmes faibles et délicates.

Le corset court est préférable au long corset et, cela, à tous les points de vue, puisque le confort et la grâce y sont intéressés. Montant trop sous les bras, le corset vous fera des épaules hautes, ce qui est à éviter. Descendant trop bas, il allongera le buste disgracieusement, les jambes en seront diminuées et ainsi sera détruite l'heureuse harmonie des proportions, harmonie qui constitue la beauté véritable. Le corset court de hanches laisse toute souplesse à la démarche. Ne soyez pas indifférente aux dimensions du corset.

Plus le corset est court, plus la taille est mince, du reste. Les grands corsets raides font du buste un poteau, aussi large du bas que du haut.

Ne vous laissez donc pas dominer par la mode, quand elle impose ces longues gaines qui vous donnent l'aspect d'un automate. résistez de toutes vos forces à la couturière qui veut vous y introduire. Si vous vous êtes laissée emprisonner dans la dure cuirasse, délacez deux trouets du haut et deux trouets du bas, et que le milieu soit lacé d'une façon à ne pas vous serrer du tout. Grâce à cet artifice, vous retrouverez dans l'affreux corset dont on vous aura affublée, assez d'aisance gracieuse pour attendre patiemment le renouvellement de cet objet de toilette si important.

Le corset sera toujours d'une grande fraîcheur. Un corset souillé témoigne contre celle qui le porte, l'accuse d'insouciance et d'un laisser-aller regrettable. On doit abriter son corset sous le petit corsage décolleté, à manches courtes, nommé cache-corset, et l'envoyer au nettoyage dès qu'il commence à se faner.

Le corset blanc est le plus joli de tous, quelle que soit l'étoffe dans laquelle on le coupe. Je n'aime guère les corsets bleus, roses, mauves, etc., qui se salissent aussi vite que les blancs et sont de moins bon goût. Le corset gris ou mastic a toujours l'air souillé dès le commencement, on le croirait d'un blanc... très sale.

Le corset noir est économique, on ne peut le nier. Il a l'avantage de ne pas se souiller, car il est très facile de maintenir sa doublure blanche tout à fait propre, jusqu'à usure complète. Mieux vaut encore un corset noir en bon état qu'un corset blanc fané.

samedi 9 février 2013

Mouchoir de mariée en linon et tulle brodé

Une pièce d'une finesse incroyable trouvée au fond d'un sachet de mercerie en vrac à Emmaüs... Ce type de mouchoirs, très ornés, ne servent pas à un usage quotidien, ce sont des pièces de représentation.


 Le centre est en très fin linon, bordé tout autour et sur les coins d'une large bande de tulle intégralement brodé.


Le monogramme HC, entremêlé de motifs de fleurs quadrilobées et de feuillages, brodé avec une finesse remarquable.


Détail d'un angle du mouchoir.

jeudi 22 mars 2012

La Mode Illustrée 31 janvier 1897



Un dernier numéro (pour le moment) de La Mode Illustrée, daté du 31 janvier 1897. La présentation et le contenu du magasine ont d'ailleurs changé : beaucoup plus de toilettes, pas de nouvelle mais des recettes de cuisine. Je possède également la planche de patrons de ce magasine.

Dans ce numéro, les articles sont essentiellement consacrés à la toilette des communiantes ainsi qu'aux toilettes que doivent porter la famille de la mariée. Vous trouverez également la recette de la Pogne de Romans et de la confiture de marrons.


vendredi 2 mars 2012

Jupon à traîne - début XX° siècle

Encore une pièce de lingerie! Ici, un jupon blanc à traîne, orné en bas d'une dentelle simple mais délicate. Il est en excellent état, il lui manque simplement un crochet. Dans l'idéal, il faudrait également lui remonter une nouvelle ceinture, ce qui permettrait d'élargir le tour de taille (actuellement, 55cm!). Au vu de la forme (avec une traîne à l'arrière), je pense qu'il doit plutôt dater du début du XX° siècle, mais là encore, pas de date précise!





mardi 28 février 2012

Caraco (cache corset) en coton et dentelles

Une petite merveille de caraco en coton blanc orné d'une large bande de dentelles, cintré à la taille et fermé devant par une série de tous petits boutons. J'ignore de quand il date précisément.


En parfait état et bien blanc, il est tout à fait portable... à condition de prévoir un petit top en dessous, à moins d'être totalement impudique!


samedi 25 février 2012

Histoire d'une collection naissante

Depuis très longtemps, une passion pour le linge ancien, les robes d'antan avec leurs gracieuses décorations de dentelles. Et puis un jour, sauter le pas, en acheter une, puis deux, puis d'autres encore... Pièce par pièce, la naissance d'une collection qui s'agrandit, au fil des trouvailles, des coups de cœur, des occasions : robes, corsages, lingerie ancienne, cols de dentelle, pour l'instant des années 1880 à 1910 environ.

Ces vêtements portent les marques de leur histoire : usure, trous, taches. Je ne suis pas partisane de la muséification des objets, aussi leur apporterai-je les réparations possibles dans la mesure de mes moyens (refixer une agrafe, recoudre un trou, repriser une zone usée), quitte à parfois commettre une erreur et le regretter par la suite. Pour le plaisir de voir ces objets revivre un tant soit peu.