mardi 2 juillet 2013

Manuel du journal des demoiselles 1897



Une BIBLE!!! Ce conséquent bouquin (445 pages) regroupe les explications nécessaires pour à peu près toutes es techniques : tricot, crochet, dentelles, broderie, frivolité...

A dévorer sans modération!!

Au menu (pour une question de facilité, les pages indiquées sont celles du PDF, il y a un décalage avec la pagination réelle) :
-La tapisserie (pages 11 à 35)
-Le tricot (pages 36 à 76)
-Le tricot au moule à dents (pages 77 à 78)
-Le crochet (pages 79 à 109)
-Le crochet à la fourche (pages 110 à 117)
-La frivolité (pages 118 à 126)
-Le filet (pages 127 à 151)
-Le filet guipure (pages 152 à 178)
-L'impression sur étoffe (pages 179 à 183)
-Les chiffres brodés (pages 184 à 197)
-Le marquage du linge (page 198)
-La broderie (pages 198 à  210)
-La broderie belge (pages 211 à 212)
-La guipure de Venise (page 213)
-La guipure Richelieu (page 214)
-Les jours (pages 215 à 222)
-La dentelle Renaissance (pages 223 à 250)
-La broderie russe (pages 251 à 258)
-La broderie moldave (pages 259 à  260)
-La broderie plate (pages 260 à 264)
-La broderie au passé (pages 265 à 267)
-La broderie rococo (page 268)
-L'appliqué (pages 269 à 270)
-La broderie de Constantinople (pages 271 à 273)
-La passementerie (pages 275 à 290)
-Les fleurs en laine (page 291 à 297)
-La manière de relever les patrons (pages 298 à 299)
-Les robes et confections (pages 300 à 312)
-L'incrustation anglo-japonaise (pages 312 à 313)
-Le blanchissage de la dentelle (page 314)
-Le macramé (pages 315 à 329)
-Les fleurs artificielles (pages 330 à 338)
-La dentelle aux fuseaux (pages 339 à 348)
-Objets de bienfaisance et layettes en tricot et crochet (pages 349 à 394)
APPENDICE
-De la peinture décorative à la maison (pages 398 à 411)
-Modèles de fantaisie pouvant s'appliquer à divers ouvrages (pages 412 à 422)
TABLE DES FIGURES contenues dans l'ouvrage (pages 424 à 438)

La Femme chez Elle juillet 1911

Il est de saison! Il est beau! 



Avec de la cuisine estivale (beignets d'aubergines, soufflé aux framboises, confitures et sirop), de la mode d'été (notamment une page consacrée à la lingerie et une autre à la confection des chapeaux), un article sur la pyrogravure, de jolis modèles de broderie pour linge, un article sur la dentelle aux fuseaux et une proposition d'aménagement moderne pour un cabinet de toilette!




La Femme de France année 1915

Pour celles qui aiment les magasines anciens, Gallica (le site de la Bibliothèque Nationale de France) est juste incontournable. On y dégotte des merveilles, mais il faut être patient!

Voici les liens de téléchargement Gallica d'une revue intitulée "La Femme de France", pour lesquels sont disponibles des numéros allant de 1915 à 1938. 

Pour des raisons de facilité et de visibilité, je posterai les liens année par année!

Pour l'année 1915, seuls deux numéros sont disponibles (les aléas du temps), et le premier seulement partiellement (les aléas du temps, disais-je donc ^_^) :



vendredi 28 juin 2013

Nettoyage des dentelles selon la baronne Staffe

"Beaucoup de grandes dames soigneuses font laver, sous leurs yeux, les points les plus précieux, toutes les fois qu'il faut en venir là, car les belles dentelles se blanchissent le moins souvent possible. Le nettoyage est du reste facile. On fait une mousse chaude, avec de l'eau de pluie et du savon à la glycérine. Les dentelles, qui ont été roulée sur un flacon de cristal, sous une bande de toile fine, y sont plongées et y restent douze heures. On renouvelle la mousse trois fois et on procède toujours de même. On rince ensuite, mais pas entièrement, c'est à dire qu'on plonge de nouveau le flacon habillé de dentelle dans une eau douce et claire, mais qu'on l'en retire presque immédiatement. Le savon qui reste sert à donner un peu de tenue au point, sous la pression du fer chaud. On épingle chaque picot pour repasser la dentelle sous une mousseline ; elle est posée de façon que le fer passe sur l'envers. Quand tout est fini, on relève chaque fleur écrasée avec un bâtonnet d'ivoire. Des duchesses font ainsi blanchir, en leur  présence, leurs merveilleuses dentelles héréditaires : l'Argentan, l'Alençon, l'Angleterre, etc., etc.
On blanchit aussi les dentelles en les exposant au soleil, dans un bol d'eau savonneuse. On essuie ensuite les points sur une serviette, où on les épingle. Alors, on les frotte très doucement, à l'aide d'une éponge fine trempée dans une mousse de savon à la glycérine. Quand un côté de la dentelle est propre, on nettoie l'autre de la même façon, puis on rince dans l'eau claire où l'on fait dissoudre un peu d'alun pour enlever le savon (c'est une autre manière, vous voyez.) On passe un peu d'eau de riz sur l'envers des dentelles, avec l'éponge ; puis on repasse. Quand tout est terminé, on relève les fleurs comme précédemment.
Si la dentelle n'est pas extrêmement souillée, on la nettoie bien avec des boules de mie de pain.
Quand aux blondes, elles doivent bouillir pendant plusieurs heures dans une eau de savon bleuie. On les retire et on recommence encore l'opération deux fois, toujours avec une nouvelle eau. A la troisième fois l'eau ne sera plus additionnée de bleu. On ne rince pas. La dentelle est ensuite mise à la gomme, celle-ci étant additionnée d'eau-de-vie et d'alun dissout. Enfin, on la soufre légèrement et on la repasse à moitié mouillée.
Les valenciennes se plient l'une sur l'autre sur une largeur déterminée, puis on les coud dans un sac de fine toile blanche et on leur fait subir une immersion de douze heure dans de l'huile d'olives. On prépare ensuite une eau où l'on a découpé un peu de savon blanc et l'on y fait bouillir pendant quinze minutes la dentelle en sac. On rince bien, on plonge dans une légère eau de riz, puis on découd le sac, on épingle la valencienne pour la sécher. On la repasse sous une mousseline.
Les dentelles noires se plient aussi de manière à former un petit paquet un peu long, que l'on maintient en son état en passant un fil (coton à bâtir) dans le haut, un autre au milieu, si la hauteur de la dentelle l'exige, et un troisième dans le bas. On plonge la dentelle préparée dans de la bière, et on la roule, on la passe dans ses mains, sans frotter beaucoup, pour la nettoyer. Quand on la sort de la bière., on la presse entre ses mains, sans la tordre, puis on la roule dans un linge. On la repasse après lui avoir laissé plus ou moins d'humidité, selon le degré de raideur ou de souplesse qu'on veut lui donner. Pour la repasser, il faut l'étendre sur une laine épaisse ; elle doit y reposer à l'endroit. Ce qui n'empêche pas de la recouvrir d'une mousseline claire pour éviter le brillant que lui communiquerait le fer.
Lorsqu'on range des robes garnies de dentelles, il faut recouvrir celles-ci de papier d'argent.
Pour nettoyer les dentelles et les galons d'argent, enfermez-les dans un sac de toile blanche ; plongez ce sac dans un demi-litre d'eau additionné de 60 grammes de savon. Faites bouillir. Lavez ensuite à l'eau froide. Sur les parties ternies, appliquez un peu d'esprit-de-vin (1)."

(1) : L'esprit-de-vin est l'ancien nom de l’éthanol. Bref, c'est un alcool!

mercredi 26 juin 2013

Le gant selon la baronne Staffe


"La main doit être à l'aise dans le gant, sous peine d'y paraître courte et ramassée. Les doigts du gants seront aussi longs que les doigts de la main.
Les gants trop justes ne durent pas, ce qui est une considération économique : l'élégance vraie et la coquetterie bien entendue sont toujours d'accord avec la raison.
Les gants de chevreau font un usage bien meilleur et bien plus long, si on sait les mettre pour la première fois. "C'est tout une science," dit une femme charmante. Il faut avoir les mains parfaitement nettes, sèches et fraîches. Ne mettez jamais des gants quand vos mains sont humides ou trop chaudes. Pour la moiteur, il y a un moyen (indiqué plus haut (1) ) de la faire disparaître.
Enfoncez d'abord les quatre doigts, laissant le pouce en dehors et le poignet du gant retourné sur la main. Quand les doigts sont entrés entièrement, grâce à des mouvements de l'autre main, introduisez le pouce avec le plus grand soin, en appuyant le coude sur le genou. Ensuite rabattez le poignet du gant et boutonnez le second bouton, continuant ainsi jusqu'au bout. Revenez ensuite au premier bouton, vous verrez comme il se boutonnera facilement, sans craquer le chevreau, ce qui arrive si souvent quand on commence par le premier bouton. En outre, la boutonnière ne s'élargira pas, ce qui est de grande importance, si on veut être bien ganté jusqu'au dernier jour du gant.
Ne retirez jamais vos gants par l'extrémité des doigts, mais par le poignet. Ils se trouvent alors à l'envers, ce qui est excellent pour leur laisser évaporer l'humidité que la main a pu leur communiquer. Quand ils sont secs, on les remet à l'endroit, comme dit la vieille chanson de saint Eloi. -- Les gants qu'on n'a pas eu la précaution de faire sécher se rétrécissent et se remettent difficilement. Le chevreau craque au moindre effort, ce sont des gants perdus.
Les gants ne doivent pas être roulés l'un dans l'autre. Il faut les étendre, de toute leur longueur, dans la boîte ou le sachet parfumé. Les gants clairs sont couchés entre deux pièces de flanelle blanche pour les préserver du contact des gants sombres, qui pourraient déteindre sur eux.
On répare bien les gants de chevreau noirs en mélangeant quelques gouttes de bonne encre noire dans une cuillère à thé d'huile d'olive. On applique à l'aide d'une plume ; on fait sécher au soleil. -- Les gants clairs se nettoient avec de la farine, s'ils ne sont que légèrement souillés. S'ils sont plus fortement salis, employez de la neufaline, même pour le gant de Suède.
Lorsque vous achetez des gants, examinez bien les coutures. Si le fil tiré a formé des places blanches, n'acceptez pas ces gants dont le chevreau se déchirerait aisément, qui ne feraient pas d'usage et vous ganteraient mal.
Les gants de soie et de laine sont beaucoup plus chauds que les gants de peau. Pour les jours d'hiver trop rigoureux, on portera des gants fourrés ou des gants de laine par-dessus les gants de chevreau ou de Suède."

(1) : voici la recette en question : " Pour donner aux mains la sécheresse convenable, on en frottera l'intérieur, plusieurs fois par jour, avec un linge imbibé de la préparation suivante : 70g d'eau de Cologne, 15g de teinture de belladone".

(2) : la neufaline est un produit de nettoyage dont je ne connais pas la recette mais que j'assimile à nos nettoyants avant lavage. Voilà l'image d'un flacon de neufaline, trouvé sur le blog de Poudrée  masquée.

dimanche 23 juin 2013

La Femme chez Elle juin 1911



 Et dans ce numéro de juin très actuel (on n'est pas à 102 ans près, non plus), vous retrouverez les rubriques mode (tailleurs estivaux et chapeaux), cuisine, enfants habituelles, ainsi qu'un article sur la manière de confectionner un hamac (d'actualité, donc!) et une autre sur la confection d'une toque brodée.



vendredi 31 mai 2013

Hors sujet temporel : robe médiéval fantasy pour Provins 2013

Terminée juste à temps (manque encore la cape ^_^) pour les 08 & 09 juin prochain, une robe d'inspiration médiévale absolument pas historique : robe du dessous en lin vert brodée au col et aux manches, robe du dessus en chintz gris argent à manches amples (trèèèèèèès amples) et ceinture corselet en velours vert lacé dans le dos.

Patrons utilisés : Burda 7977 et McCalls 4491.








lundi 20 mai 2013

Col en guipure, début XX° siècle

Une merveille de dentelle, qui se porte comme un bijou!


Col haut en guipure de fil blanc, probablement de la période 1900-1910 vu la hauteur du col.


Il est en très bon état de conservation, je l'ai porté comme collier mais ne le porte plus en ce moment car un fil faiblit et doit être réparé avant que les dégâts ne s'étendent.

Fémina 1er juillet 1903

Un nouveau numéro de Fémina riche en clins d’œils mondains!



Au menu de ce numéro estival :

-Une chronique de Robert de Montesquiou, le dandy fameux.
-Reportage sur l'admission d'Edmond Rostand à l'Académie.
-Les courses à Auteuil.
-Un cours d'aquarelle à la campagne.
-Reportage sportif sur le golf.
-Une garden party de charité au pavillon des Muses.
-Le Menu, conte par Michel Corday.
-La kermesse du Bois de Boulogne.
-Présentation de l'auteur du prochain roman-feuilleton Fémina, Mme Lecomte du Nouy.
-La collection d'ombrelles de Mme Henry Lavedan.
-Partition d'un Boston Valse de L. Elsen.

La Femme chez Elle mai 1911




Troisième numéro sur dix de ce magasine généraliste orienté vers la broderie. Il comporte les mêmes rubriques que le numéros de janvier, ainsi que quelques très belles pages modes et un article consacré au pochoir.