mercredi 8 mai 2013

Plastron en dentelle noire et crêpe de soie rose pâle

Pour des raisons que je ne comprends pas, je n'arrive pas à afficher cette image dans le bon sens... Navrée!
Une petite pièce achetée une misère, mais très jolie quand même : le plastron est en dentelle noire mécanique, posée sur un fond de crêpe de soie rose très pâle. Le tout est maintenu par un bouton pression dans le cou et un élastique à la taille (ce qui me laisse penser que c'est une pièce relativement récente, même si je devrais fouiller un peu pour me renseigner sur l'utilisation de l'élastique en couture).


samedi 13 avril 2013

Le corset selon la baronne Staffe

Extrait du Cabinet de Toilette (1891), chapitre consacré aux Dessous de la toilette :

  • Le Corset et ses Détracteurs :
Le corset a un très grand nombre de détracteurs du côté masculin de l'humanité.

Les uns disent qu'il déforme la taille de la femme, d'autres qu'il détruit la santé.

Regardez les statues antiques, s'écrient-ils, ces chefs-d’œuvre qui représentent le corps humain dans sa beauté vraie, tel qu'il est sorti des mains de la nature. Les Vénus ont elles une ceinture étroite comme la femme moderne? Non, non, cette structure divine n'a été réduite par aucune gêne, aucune contrainte, elle s'est librement développée, épanouie, la déesse peut enfanter, transmettre à ses fils la force et la santé. 

Charles X, qui se rappelait le long corselet de guêpe de Marie-Antoinette, était un ennemi féroce du corset.

Un savant de mes amis assure que, le corset ayant aplati nos côtes - qui, en  bonne ostéologie doivent être courbes - le squelette féminin, considérablement altéré, fera songer, dans des milliers d'années, ceux qui fouilleront nos tombeaux.

Le médecin génevois Tronchin attribua au corset la plupart des maladies des femmes de son temps, et, pour atténuer le mal, il fit adopter les robes à pli Watteau, sous lesquelles on pouvait délacer un peu l'horrible instrument de torture inventé par une coquetterie inintelligente.

Que de maris citent encore à leurs femmes l'exemple de Mme Tallien qui dédaigna, toute sa vie, d'enserrer sa jolie taille dans une prison de baleines et de satin et fut considérée, malgré cela ou pour cela, comme la femme la plus séduisante de son  époque.
  • Les bons côtés du corset :
 Les détracteurs du corset ont raison de blâmer les sottes qui déforment effectivement leurs corps et détruisent leur santé pour obtenir une diminution d'un centimètre sur le tour de taille ; avantage infinitésimal, surtout quand on pense de quel prix on le paie : compression des organes essentiels, gêne de la respiration, congestion du visage, rétrécissement des hanches. (Il y a des femmes qui vont jusqu'à mettre leur maternité en péril.)

Mais si le corset n'est considéré par la femme que comme le soutien de son buste frêle, il devient utile, au contraire. On a su, alors, lui donner assez d'élasticité et de flexibilité pour assurer le bien-être de celle qui le porte et laisser toute liberté, c'est-à-dire toute grâce à ses mouvements. La taille ondule, se balance comme un roseau s'incline sous le vent, et ne nous afflige plus une raideur rappelant celle du chevalier bardé d'acier.

Le corset est absolument nécessaire aux femmes très fortes. Il contient l'excès d'opulence de leur corsage, sans lui pas de correction possible dans la toilette d'une grosse femme. Elle ne paraîtra pas habillée ; ce qui est plus grave, elle aura l'air d'être débraillée.

Le corset supporte les jupes qui pèseraient trop lourdement sur la ceinture ; sans son secours une femme maigre ou seulement très mince ne peut, non plus, avoir bonne tenue. Il y a quelque chose de déhanché dans tout son aspect, au moindre de ses mouvements.

Le corset a encore un autre bon côté. il sert d'appui à la gorge dont les fibres se distendraient et qui tomberait bien trop bas, si cette espèce de tuteur ne la maintenait pas à la place qu'elle doit occuper et ne lui conservait, par suite, cette forme qui "servait à prendre l'empreinte de la coupe de l'autel".
  • Comment on doit comprendre le corset :
Le corset ne devrait être baleiné que dans le dos et sur le devant... à moins que celle à qui il est destiné n'eût perdu les justes proportions, car, dans ce cas, il faut aussi maintenir les côtés.

Le coutil est une étoffe trop rigide, à mon gré, pour y tailler le corset. Le satin, même le satin de coton est préférable, puisque nous ne voulons pas une armure ; mais ce qui conviendrait le mieux, c'est une peau de daim. Je parle toujours pour les femmes dépourvues d'un embonpoint trop accentué.

On en viendra sans doute, à ce point de perfection, il y a déjà des corsets de tulle grec pour l'été ; des corsets s'élargissant à volonté, suivant le jeu de la respiration, grâce aux élastiques dont ils sont pourvus : ils sont destinés aux femmes faibles et délicates.

Le corset court est préférable au long corset et, cela, à tous les points de vue, puisque le confort et la grâce y sont intéressés. Montant trop sous les bras, le corset vous fera des épaules hautes, ce qui est à éviter. Descendant trop bas, il allongera le buste disgracieusement, les jambes en seront diminuées et ainsi sera détruite l'heureuse harmonie des proportions, harmonie qui constitue la beauté véritable. Le corset court de hanches laisse toute souplesse à la démarche. Ne soyez pas indifférente aux dimensions du corset.

Plus le corset est court, plus la taille est mince, du reste. Les grands corsets raides font du buste un poteau, aussi large du bas que du haut.

Ne vous laissez donc pas dominer par la mode, quand elle impose ces longues gaines qui vous donnent l'aspect d'un automate. résistez de toutes vos forces à la couturière qui veut vous y introduire. Si vous vous êtes laissée emprisonner dans la dure cuirasse, délacez deux trouets du haut et deux trouets du bas, et que le milieu soit lacé d'une façon à ne pas vous serrer du tout. Grâce à cet artifice, vous retrouverez dans l'affreux corset dont on vous aura affublée, assez d'aisance gracieuse pour attendre patiemment le renouvellement de cet objet de toilette si important.

Le corset sera toujours d'une grande fraîcheur. Un corset souillé témoigne contre celle qui le porte, l'accuse d'insouciance et d'un laisser-aller regrettable. On doit abriter son corset sous le petit corsage décolleté, à manches courtes, nommé cache-corset, et l'envoyer au nettoyage dès qu'il commence à se faner.

Le corset blanc est le plus joli de tous, quelle que soit l'étoffe dans laquelle on le coupe. Je n'aime guère les corsets bleus, roses, mauves, etc., qui se salissent aussi vite que les blancs et sont de moins bon goût. Le corset gris ou mastic a toujours l'air souillé dès le commencement, on le croirait d'un blanc... très sale.

Le corset noir est économique, on ne peut le nier. Il a l'avantage de ne pas se souiller, car il est très facile de maintenir sa doublure blanche tout à fait propre, jusqu'à usure complète. Mieux vaut encore un corset noir en bon état qu'un corset blanc fané.

lundi 18 mars 2013

Fémina juin 1903

Je possède deux volumes reliés du magasine Fémina, recouvrant le deuxième semestre 1903 et le premier semestre 1904.

Ici, pas de patrons, mais une sacrée tranche de vie de la haute société de la Belle Époque : reportages sur les cours du soir des jeunes filles, interviews d'auteurs à la mode, de "stars", reportage sur les grandes figures de la société, un véritable magasine "people" d'un autre siècle! Savoureux!



Les rubriques de ce numéro :
-Un reportage sur Edmond Rostand et deux poèmes de lui.
-Gymnastique pour les enfants.
-Les élégantes aux courses : la réunion d’Édouard VII.
-Les cours d'amours et les reines du Félibrige.
-Deux maris, dialogue par Henri Lavedan.
-Dentelles et broderies au salon de 1903.
-Reportage photo : un mariage princier à Arc-En-Barrois.
-Reportage : les cours du soir pour jeunes filles.
-Partition : Le Sire de Vergy.
-La journée d'une parisienne.

samedi 16 mars 2013

La Femme chez Elle mars 1911

Deuxième numéro (il me manque celui de février) de La Femme chez Elle, comportant les mêmes rubriques que le premier :


La Femme chez Elle 1911 03 15

Dans ce numéro, la recette des pommes à la frangipane (miam), quelques beaux modèles de robes et chapeaux, un article sur le pochoir, et de ravissants modèles de blouses brodées!



vendredi 15 mars 2013

La Femme chez Elle janvier 1911

Dernier magazine pour aujourd'hui, mais premier d'une série de dix revues La Femme chez Elle de l'année 1911. Un magasine de 30 pages, richement illustré, aux rubriques variées, consacré spécifiquement à la broderie et aux travaux d'aiguilles. Chaque numéro comporte également deux planches de motifs de broderies à décalquer au fer chaud : une merveille!



Rubriques de ce magasine :
-Petit courrier
-Le pot-au-feu (rubrique de cuisine)
-Le carnet de la ménagère
-Colifichets et fanfreluches (rubrique mode)
-Nos bébés (rubrique enfants)
-Chez nous
-Causerie du docteur
-"Toutes modistes"(modèles de chapeaux)
-Le carnet de la jeune mère
-La femme et le droit
-La causerie de Cousine Claire (modèles de broderies et dentelles)
-L'ameublement moderne
-La jeune fille aux oiseaux (nouvelle)

La Mode Pratique & Illustrée réunies 25 septembre 1937

Un autre numéro qui sort je ne sais plus d'où... Particularité : il regroupe deux magasines distincts (je suppose que les éditions de mode devaient traverser une mauvaise passe) : le bon vieux La Mode Illustrée s'associe à La Mode Pratique.

Bémol : pas de planche de patrons... Dommage, la lignes de vêtements de cette époque est jolie!


La Mode du Jour 3 janvier 1946

Deuxième et dernier numéro dont je dispose pour ce magasine :



La Mode du Jour 13 décembre 1945

Cette fois-ci je partage deux numéros d'une revue de mode d'après guerre : La Mode du Jour. Pas de patrons dans ces magasines, mais pas mal d'illustrations, plus des rubriques traditionnelles : conseils de beauté, sport, courrier des lecteurs, et l'inévitable roman à l'eau de rose!





mercredi 13 mars 2013

Pèlerine et chapeau 1880's


Pour compléter la tenue Mina, j'ai confectionné un chapeau et une pèlerine en lainage vert foncé, doublé avec le tissu de la robe et orné des mêmes motifs de feuillage au col...



Pour l'occasion, la jupe a également été rallongée car il s'était avéré qu'elle était un peu trop courte et qu'on voyait le jupon. Cette fois je suis tombée dans l'excès inverse : elle est un peu trop longue et on marche dessus! En revanche, la répartition des plis est beaucoup mieux!





mardi 5 mars 2013

Chemises de jour

Coton blanc et dentelles, deux adorables chemises de jour toutes simples et élégantes, qui pourraient aujourd'hui se porter comme des robes (si on ne craint pas la transparence) :

Une chemise de jour en épais coton blanc agrémenté à l'encolure d'une dentelle au crochet dans laquelle est passé un lien, et décorée de petits plis verticaux. L'état général est excellent, la dentelle est quasiment intacte, il n'y a que quelques petits points de rouille à déplorer :



 

Une seconde chemise de jour en toile de coton blanc très fine et transparente ; cette fois-ci, le haut est très simple, c'est le bas qui est richement décoré de plis horizontaux, d'entredeux, et d'une bande de dentelle qui a besoin d'être refixée sur une bonne longueur :